Sport et Ostéopathie: Sandrine MARTINET judokate handisport

10-08-2015




En mai 2011 nous avions interviewé Sandrine MARTINET dans l’Ostéomag 2 Elle nous expliquait dans ce numéro, combien l’ostéopathie faisait partie intégrante de sa préparation physique notamment avant les Jeux Olympiques de Londres en 2012. 

Nous la retrouvons aujourd’hui pour évoquer son parcours à un an des Jeux Olympiques de Rio. Nous aurons le plaisir de la suivre de près et un fil rouge sera publié prochainement.







Qui est Sandrine MARTINET ?

Née à Montreuil-sous-Bois le 10 octobre 1982, Sandrine Martinet-Aurières est une championne de judo handisport dans la catégorie des mal-voyants B3.

Catégorie - 52 kg, B2

Athlète de haut niveau, Sandrine Martinet a intégré l’Équipe de France Handisport en 2002.

Multiples titres de Championne de France Vice-championne Paralympique 2004, 2008

Championne du Monde 2006 Championne d’Europe 2007 Vainqueur des Jeux Mondiaux 2011 

Avec des débuts au judo à 9 ans en valide, Sandrine intègre l’équipe de France Handisport en 2002, ce qui va lui ouvrir les portes d’une école de masseurs - kinésithérapeutes adaptée aux déficients visuels dont elle ignorait l’existence. Elle obtient son diplôme d’ État en 2006, ainsi que son titre de Championne du Monde.

Toute sa carrière sportive et la préparation aux grands championnats ont subi ses contraintes professionnelles, comme nombre de sportifs amateurs de haut niveau. Et les contraintes sont celles des centres hospitaliers, où Sandrine travaille.

Une année sabbatique dans ce palmarès : 2009 suivie de la naissance de son fils en 2010, avec la reprise des entraînements 4 mois plus tard avec pour seul objectif, une médaille d’or aux Jeux paralympique de Londres.

Pour cela, il fallait ouvrir les quotas, ce qui fût fait avec une victoire aux Jeux mondiaux malgré une fracture du plateau tibial puis une troisième place au championnat d’Europe en 2011.
Un suivi ostéopathique régulier, pendant les stages et les périodes d’entraînements, est alors mis en place pour arriver dans les meilleures conditions possibles à Londres.

Jeux Paralympiques de Londres : L’envie, la forme, le mental et toute une Famille derrière elle !
Et puis, alors que le combat tourne en sa faveur, Sandrine se fracture le péroné en demi-finale (fracture spiroïde sus-malléolaire gauche). Malgré cette blessure qu’elle sait grave d’emblée, elle continue le combat, espérant ainsi obtenir une place en finale pour ne pas revenir sans médaille des Jeux, sachant pertinemment qu’elle ne pourrait pas combattre en finale...

Une longue traversée du désert suit alors, avec des diagnostics complexes et tardifs, des complications diverses (pseudarthrose) et après de nombreuses semaines de plâtre, une intervention chirurgicale début 2013, c’est seule, entourée de ses proches, qu’elle fait face aux longues semaines de doute. 

La reprise du judo se fera après la naissance de son deuxième enfant et l’ablation du matériel en septembre 2013, avec un suivi ostéopathique sans relâche depuis le retour de Londres.

Commence alors une course contre la montre, pour être présente aux Jeux paralympique de Rio 2016.

Le niveau international a considérablement augmenté depuis ces dernières années et ouvrir les quotas relève de l’exploit sportif et physique. Ceci d’autant plus que Sandrine a pris la décision, face aux contraintes familiales de s’installer en libéral, ce qui lui permet de travailler à temps partiel et d’optimiser ainsi ses temps d'entraînements et de stages.

La reprise se fait en prenant conscience que son corps ne lui permet pas forcément l’exigence des entraînements habituels. Il faut donc adapter le programme tout en intégrant les contraintes physiques d’une préparation de niveau mondial pour cette véritable course contre la montre.

Outre les entraînements, le suivi ostéopathique devient indispensable pour faire face à la densité du travail demandé par les entraîneurs. Une complicité se met en place avec tous ces acteurs pour permettre de partir à Rio avec comme objectif, la médaille qui lui était promise à Londres.

La première compétition sera en 2015 avec la World Cup de Egger, Hongrie et la victoire ! Cela est de bonne augure pour la suite et redonne le mental et l’envie d’aller au bout de ce projet, car de nombreux points sont marqués sur la Ranking List : seule les 8 premières pourront prétendre à une place aux Jeux Paralympiques.

Puis une nouvelle blessure lors d’un entraînement au pôle espoir de Lyon : la cheville droite est sérieusement touchée et le départ pour les jeux mondiaux compromis.

Un travail intense de l’ostéopathe et des soins kinésithérapiques permettent de peut-être envisager une participation à Séoul. Certains mouvements de la cheville sont compromis pour plusieurs semaines mais la décision est prise, avec Sandrine, l’ostéopathe et le directeur sportif de se présenter sur le tatami pour tenter de marquer un maximum de points malgré tout et ne pas voir s’envoler le rêve paralympique.

Le mental surtout et la gestion de la blessure par le staff médical permettront de se présenter pour les combats lors des jeux mondiaux de mai 2015. La sportive de haut niveau est alors de retour et contre toute attente, Sandrine arrache une médaille de bronze. L’ouverture du quota est bien engagée !!!

Le Registre des Ostéopathes de France souhaite s’associer à ce beau projet humain et sportif. 

 

 




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