Encadrement de l'Ostéopathie, des textes en préparation...?


Par l'intermédiaire de Madame Dominique BERTINOTTI, Ministre déléguée auprès de la Ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, le gouvernement répond à Madame Maryvonne BLONDIN, sénatrice...

Mme Maryvonne Blondin
. - Chaque année, 3 000 nouveaux ostéopathes arrivent sur le marché. Leur nombre a doublé en trois ans. Il y a 17 500 ostéopathes en France, contre 4 000 au Royaume-Uni. La fédération française estime que seulement quinze établissements forment des praticiens sérieux. Un tiers des écoles ont obtenu un agrément sur recours gracieux à la suite d'une première décision défavorable. Les établissements doivent s'ouvrir au monde sanitaire et universitaire. Une réforme de la règlementation de l'agrément est toujours en jachère, dix ans après la reconnaissance de la profession par la loi Kouchner.

Selon les recommandations de l'OMS il faudrait au moins 4 200 heures d'études, dont 1 000 heures de pratique clinique.

Quelles mesures comptez-vous prendre, madame la ministre ? Quand seront publiés les décrets en attente ?

Mme Dominique Bertinotti
ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille. - Veuillez excuser Mme Touraine actuellement en déplacement avec le président de la République. Votre question retient toute l'attention du ministère des affaires sociales et de la santé. Le secteur de l'ostéopathie s'est considérablement développé dans des conditions peu satisfaisantes.

La qualité de l'enseignement est insuffisante, les textes pris par le précédent gouvernement ne répondent en rien au problème. Il est nécessaire de remettre sur le métier l'ouvrage commencé en 2002.

Le Gouvernement va travailler sur l'encadrement réglementaire de l'exercice et de la formation, qui devra répondre aux exigences de qualité et de sécurité des soins.

Mme Maryvonne Blondin
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- La formation en ostéopathie coûte entre 7 000 et 8 000 euros. Vous êtes attentive aux dérives. Il est nécessaire de créer des référentiels. L'urgence est d'encadrer cette profession médicale. Le Syndicat national de l'enseignement supérieur a lancé un premier référentiel de compétences, fruit de plusieurs années de travail. Il y va de la santé publique.

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Cette information a été reprise dans leJDD de ce 22 Juillet.