le nouveau rapport de l'Académie Nationale de Médecine...

07-03-2013

Le 5 mars 2013, l'Académie Nationale de Médecine (ANM)  a publié son rapport sur les thérapies complémentaires, leur place parmi les ressources de soins.


Si L'ANM déclare, contrainte et forcée, que 4 Français sur 10, se tournent vers ces pratiques par « esprit de relative défiance par rapport à la médecine » et devant des résultats des traitements insuffisants...



Elle rejette cependant avec vigueur le terme de médecines complémentaires, lui préférant le vocable de "thérapies complémentaires" (ThC). Ceci n’est pas sans rappeler certaines réflexions parues dans le Quotidien du Médecin le 25 février.

Dans ce rapport rédigé par Daniel BONTOUX, Daniel COUTURIER, Charles-Joël MENKÈS , 4 "pratiques" font l'objet d'une analyse:

- l'acupuncture
- Médecine manuelle. Ostéopathie. Chiropraxie
- l'hypnose
- Tai chi et Qigong 

Le but du rapport étant de faire le point :

1) les connaissances scientifiques relatives à ces techniques, leur efficacité au regard de la médecine fondée sur les preuves, et leurs dangers éventuels ; 

2) la formation et les conditions d’exercice de ceux qui les pratiquent

3) l’état présent de leur utilisation dans les hôpitaux et centres d’oncologie ;

  - et de faire des recommandations propres à contenir au mieux le recours aux ThC dans un usage raisonnable et à conforter les hôpitaux dans la fonction d’expérimentation et d’évaluation qui doit rester principalement la leur.


Quelques erreurs relativisent le sérieux de ce texte, en effet, le diplôme de fin d’études d’ostéopathie n’a jamais était  délivré par l’Association française d’ostéopathie (AFO) et à fortiori ce n'est pas dans ces conditions que l'on obtient le droit d'user du  titre d'ostéopathe. Cf décret.

Le problème de la démographie des ostéopathes est largement pointé, avec  ces dérives potentielles, rappelant l’analyse faite par le ROF, d’ailleurs cité en référence à ce propos.

Le rapport se termine avec une liste de recommandations à destination de différentes cibles :

  • à l’adresse des usagers et des professionnels, et afin d’éviter tout retard de diagnostic et/ou perte de chances, elle recommande :

           • d’en éviter l’usage en l’absence d’un diagnostic médical ;

           • de ne les accepter qu’avec une extrême prudence comme traitement de première intention ;

           • de ne pas y avoir recours lorsque la présentation clinique est inhabituelle ou persistante et en l’absence d’un avis médical ;

  •  à l’adresse des hôpitaux et établissements de soins, l’ANM recommande :

           • de recenser les thérapies complémentaires en usage dans l’établissement ;

         • de n’autoriser leur usage, ou la poursuite de leur usage, que dans une structure pratiquant des soins conventionnels, après avis motivé des instances médicales de l’établissement ; de ne pas affecter une structure autonome à une de ces pratiques ou à plusieurs regroupées ;

       • de réserver, au moins dans un premier temps, les thérapies complémentaires aux patients hospitalisés ou l’ayant été, à ceux suivis en consultation et à ceux adressés de l’extérieur par un médecin dans le cadre d’un réseau de soins ;

            • de ne confier leur mise en oeuvre qu’à des médecins, sages-femmes  ou professionnels de santé travaillant sous contrôle médical, tous préalablement formés à cet effet ;

            • d’évaluer régulièrement ces pratiques ;

           • d’exploiter dans toute la mesure du possible les résultats de ces traitements dans le cadre d’essais cliniques, uni ou multicentriques ; de déposer un protocole d’essai pour tout projet dans une indication inhabituelle ou controversée.

  •   à l’adresse des facultés de médecine, l’ANM recommande :

           • d’introduire dans le programme obligatoire des études médicales, au cours du deuxième cycle ou en fin d’étude, une information sur les thérapies complémentaires destinée à permettre aux futurs praticiens de toutes disciplines et modes d’exercice de répondre aux questions de leurs patients ;

          • d’encourager l’investissement des équipes hospitalo-universitaires concernées dans la recherche.  

  •  à l’adresse des autorités de santé, l’ANM :

           • préconise l’institution, sous une forme à définir, d’une base indépendante et actualisée d’information du public sur les thérapies complémentaires ;

          • préconise, vu le risque de complications graves en cas d’usage inadapté de certaines de ces pratiques, la mise en place d’un observatoire dont les constatations devraient entraîner l’actualisation des contre-indications, voire l’arrêt de toute technique responsable de ces accidents ;

            • déconseille formellement l’institution d’un label ou la création d’un statut de praticien de thérapie complémentaire, qui n’est pas justifié compte tenu de l’hétérogénéité de ces techniques, dont chacune pose un problème spécifique.

Quelques liens utiles :
 http://destinationsante.com/wp-content/uploads/2013/03/rapports-therapies-complementaires-acad-medecine.pdf

  http://www.franceinfo.fr/sciences-sante/les-medecins-reconnaissent-les-therapies-douces-pour-mieux-les-encadrer-912193-2013-03-06  

 

 

 

  

 

 



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