Le Registre des Ostéopathes de France (R.O.F.) a interpellé ce jour le ministère de la Santé, appelant à une réforme d’ampleur de l’ostéopathie et à son intégration dans le Code de la santé publique, afin de renforcer la sécurité des patients et la cohérence du système de soins.
Consultée chaque année par plus de 17 millions de patients, la profession, reconnue par la loi depuis plus de vingt ans, demeure insuffisamment encadrée en matière de pratiques, de déontologie et de formation continue, selon l’organisation.
Le R.O.F. réclame notamment la publication de recommandations de bonnes pratiques par la Haute Autorité de Santé, la création d’un code de déontologie national juridiquement opposable, l’intégration pleine et entière des ostéopathes dans les politiques territoriales de santé, ainsi que leur inscription explicite au sein du Code de la santé publique.
1. Inscrire l’ostéopathie dans le Code de la santé publique
L’intégration de l’ostéopathie au Code de la santé publique est indispensable pour clarifier son statut, sécuriser les pratiques et garantir une protection équitable des patients sur l’ensemble du territoire.
2. Encadrer les pratiques pour protéger les patients
Sans recommandations nationales de bonnes pratiques ni cadre déontologique opposable, la sécurité des soins reste fragilisée. Le R.O.F. demande des règles claires, fondées sur l’évaluation et la science.
3. Intégrer pleinement les ostéopathes au système de soins
Présents partout en France, les ostéopathes doivent être intégrés aux CPTS et aux parcours de soins afin d’améliorer l’accès aux soins, la coordination territoriale et la prise en charge des patients.
« Inscrire l’ostéopathie dans le Code de la santé publique, c’est garantir aux patients un cadre clair, sécurisé et cohérent avec les exigences du système de santé. »